Lola et Luc – Chapitre 4 – Lola, l’amoureuse.

Le lendemain, Luc se réveille de très bonne humeur. Une petite douche rapide, un chocolat au lait, une brioche, le voilà déjà sur le chemin de la fac. Lola lui a glissé un sms ce matin tôt.

« 7h45 devant le portail de la fac. Bisous mon chéri »

Il arrive sur les abords de l’université. Il voit Lola lui faire signe. Elle court vers lui. Elle lui saute au cou, un baiser sur la bouche. La tendresse de cette étreinte le réchauffe instantanément.

— Bonjour mon chéri. Tu as bien dormi ? Demande-t-elle.

— Oui, très très bien. Car hier vous m’avez offert une belle journée. As-tu revu Bilitis ?

— En fait, entre deux files d’attente, je retournais à l’infirmerie.

— Ah, je comprends mieux.

— Nous parlions de nous, et de toi. Elle voulait gouter ton sperme.

— J’espère qu’elle en a été satisfaite.

— Et plus encore. Si bien, que ça nous a encore plus excité. Nous avons fait l’amour toute la nuit, et je ne suis même pas fatiguée. Elle est vraiment douce avec moi. Elle me manque déjà, dit-elle les yeux brillants.

— Vous vous êtes retrouvé hier soir ?

— Oui, bien sûr. Je crois que nous sommes faites l’une pour l’autre.

— Vu tes yeux emplis de bonheur, je te crois.

— Viens je te raconte ça au café, dit-elle en prenant la main de Luc.

Ils traversent la rue. Direction le bar tabac à trois cents mètres de là. Beaucoup d’étudiants s’y retrouvent entre les cours. Les nouvelles vont vite au début de l’année. Les anciens expliquent aux nouveaux les rudiments de la vie étudiante. Des informations primordiales dès leurs premiers jours sur le campus. Le tabac le plus proche, les boulangeries où on peut avoir de bons sandwichs, la supérette pour toute l’alimentation etc…

Les deux amis auront leur tout premier cours à 9 heures, un cours de trois heures en amphithéâtre « histoire de l’art ».

Il la regarde l’emmener d’un pas vif. Elle a lâché son mini short d’hier pour une jupette blanche évasée au-dessus des genoux. Autant dire que c’est une mini-minijupe. Avec un top blanc moulant. Un détail qui ne manque pas à son regard coquin : elle ne porte rien sous son top. Ce qui ne lui déplaît pas. Sa poitrine se dessine parfaitement.

Le bar est encore désert. Les premiers jours de rentrée, c’est toujours le cas explique le patron. Ils commandent deux cafés et prennent une petite table au fond pour plus d’intimité.

Lola s’assoit sur la chaise en fer juste à côté de Luc, en soulevant les volants de sa mini-mini-jupe.

— Le froid de la chaise en fer va te refroidir les fesses, glisse-t-il à son oreille.

— Surtout quand on n’a pas de culotte.

Il regarde autour de lui mine qu’il est outré sans l’être. Elle éclate de rire.

— Ça te choque ?

— Euh ! non, pas du tout. Si j’étais une fille, je ne mettrais jamais de culotte, sauf pour les semaines de vagues incontrôlables.

— Tu es comme moi finalement.

— Ben, je ne sais pas, l’incommodité pour moi est que tu me raidis souvent et n’importe quand dans la journée.

— Génial. J’adore. Dit-elle en passant sa main sous la table.

Elle touche directement le bas ventre de Luc et constate son érection.

— Tu comprends ?

— Oui, en effet. Tu as un joli bâton entre les jambes.

— Il faut qu’on parle d’autre chose. Sinon je ne pourrai pas partir d’ici. Ça fait désordre ma bosse sur mon bermuda.

— Moi ça ne me dérange pas.

— Et deux cafés pour ces messieurs dames. Dit le patron en déposant les deux tasses. Deux euros vingt s’il vous plaît.

Luc règle l’addition.

— Je voulais te parler de Bilitis, enchaîne Lola. Elle m’a rappelé en sortant de chez toi hier. Elle voulait m’emmener chez elle. J’ai tout de suite dit oui. J’étais hyper excitée. Et elle aussi. Je me suis préparée à toute vitesse et je l’ai rejoint dans le parking. Quand je suis entrée dans sa voiture, on s’est embrassé comme des folles. J’ai senti le goût de ton sperme encore dans sa bouche. Ça m’a fait mouillé directe. On s’est mangé la bouche pendant un bon moment. J’en perdait mon souffle et elle aussi. Elle m’a dit. « On y va, j’ai envie de toi » j’ai répondu « pas autant que moi ». Des vraies folles, rit Lola. Nous sommes parties en direction du centre de Montpellier. Il faisait déjà presque nuit. Les lumières de la ville étaient déjà allumées. Pendant qu’elle conduisait, j’ai glissé ma main entre ses jambes. Sur son caleçon de sport. Elle mouillait abondamment.

— Moi aussi, interrompit Luc.

Lola glisse une fois de plus sa main sous la table pour caresser son totem.

— Je n’ai pas fini mon chéri. Je crois que son état était pire que le mien. Sa cyprine avait traversé son caleçon. J’en ai profité pour la faire mouiller encore plus en la caressant. N’arrête surtout pas, me disait-elle.

— Oui, n’arrête pas.

La main de Luc parcoure la cuisse nue de Lola. Elle avance alors son bassin sur sa chaise. Elle profite pour poser une jambe sur celle de Luc.

La main fébrile, continue sa progression. Elle s’arrête sur les lèvres de la jeune femme. Chaude et humide.

Luc ouvre son bermuda. Elle peut saisir à pleine main la verge en érection. Elle la tien d’une main en continuant son récit.

— Je la voyais s’exciter sur mes doigts pendant qu’elle se concentrait sur sa conduite. Je ne te dis pas, il était temps qu’on arrive. Elle habite dans le quartier Antigone.

— Connais pas, dit Luc.

— C’est un très beau quartier de la ville, très chic. Elle a arrêté la voiture sur une place le long d’un trottoir en me disant « c’est ici mon amour ». Nous nous sommes alors dépêchées, comme des assoiffées de sexe. Nous voulions découvrir nos corps. Elle m’a pris par la main et nous avons couru vers l’immeuble. Un bel immeuble clair. A peine étions nous entrées dans le hall, elle me plaqua contre le mur fait de miroirs. On s’embrassait, sa langue était délicieuse, douce, agile. Elle a rapidement descendu ma jupette élastique. Celle que tu vois aujourd’hui. Elle me dit que j’avais bien fait de ne pas mettre de culotte. Évidemment. Elle me tira ensuite dans l’ascenseur. D’une main, elle fouillait mon entrejambe offert. Et de l’autre, elle me levait une jambe. J’étais comme une folle, il y avait longtemps que je n’avais pas reçu autant d’ardeur sur ma peau. Je sentais déjà mon orgasme venir quand l’ascenseur s’est arrêté. Les portes se sont ouvertes dans un appartement. Elle a quitté ma bouche en disant bienvenue chez moi. Elle habite au dernier étage d’un magnifique immeuble. Enfin, tu le découvriras samedi. Nous nous sommes déshabillés sur place en jetant nos vêtements au sol et nous sommes allées directement dans sa somptueuse chambre. Son grand lit rond trône au milieu. Je n’ai pas eu le temps de voir grand-chose. Nous nous sommes envolés au pays de l’amour. Nous avons longuement parcouru nos formes, nos peaux. La sienne est particulière, sucrée-salée. On ne m’avait jamais fait aussi bien l’amour qu’elle.

— Tu l’aimes ? demande-t-il en sachant la réponse.

— Oh que oui ! J’ai la tête qui ne pense qu’à elle, son sourire, sa voix, ses yeux lorsqu’elle me cherche. Nous nous nous sommes épuisés toute la nuit. Et je ne suis même pas fatiguée. Je n’ai jamais ressenti autant d’impatience pour quelqu’un. Elle me manque plus que tu ne penses.

Après deux trois va-et-vient sur le phallus de Luc, elle retire sa main. Elle boit enfin son café.

— Bois-le, il va être froid, dit-elle.

Luc enlève doucement son majeur qui c’était installé à l’entrée de sa vulve. Sa phalange est mouillée. Il porte à sa bouche son doigt. Il ferme les yeux. Le jus de Lola emplit ses sens. Un peu épais et visqueux, sucré. Le délicieux nectar fait rougir ses pommettes. Lola se remet droite sur sa chaise en souriant.

— Tu aimes ?

— Incontestablement.

— Ta semence d’hier également. Je dois t’avouer que j’ai adoré. En retour, tu pourras manger mon petit minou. Si Bilitis est d’accord. Parce que je suis en couple maintenant, sourit-elle.

— Masturber un autre homme, alors que vous est en couple ne compte pas ?

— Je t’avoue que je ne sais pas trop où sont les limites. S’esclaffe la jolie fille. Quand, j’aime, je n’ai aucune limite.

— Je ne veux pas mettre en péril votre coup de foudre. Je ne me le pardonnerai jamais.

— Je savais que tu étais comme ça. Tu es un garçon hyper gentil. Je suis vraiment contente de t’avoir bousculé hier matin. Plus je te côtoie, plus tu m’inspire sécurité et bienveillance. J’avais aussi besoin de rencontrer une personne comme toi.

— N’exagérons pas.

— Si, si, je t’assure. Dans ce monde dans lequel on vit, il y a vraiment de vrais salopards. Ils profitent de ta gentillesse, de ton innocence pour arriver à leur fin. Ou bien, ils te larguent à la moindre petite difficulté.

— Qu’est-ce que tu veux dire ? Enfin si ce n’est pas indiscret, s’inquiète-t-il.

— Ben, ce n’est pas facile à expliquer mais dans les grandes lignes, c’était avec mon ex-amie, Valérie. Elle n’y est sûrement pour rien, mais je pense que ce sont ses amis, sa famille… je n’étais qu’un passe-temps, une parenthèse. Pourtant je l’aimais fort.

— Ne cesse pas d’aimer si tu as aimé. L’histoire s’est mal finie mais ne regrette pas l’amour qu’il y a eu entre vous. Le temps des amours n’est jamais une perte de temps. J’en suis persuadé.

— Ils n’aiment pas les lesbiennes. Des racistes ! s’insurge-t-elle.

— Qui ?

— Ils ne savent rien ce qu’est l’amour entre deux êtres. Ceux sont des connards, s’emporte-t-elle. Aucun respect pour autrui. Ma Valérie en a souffert et pour tout arrêter elle m’a dit qu’elle n’aurait plus de relation avec une femme. Enfin, c’est ce qu’elle affirme. Nous nous sommes engueulées comme jamais. Nous les lesbiennes, on nous regarde comme des pestiférés.

— Comment ça se passe avec ta famille ? Le fait que tu sois amoureuse des filles ?

— Je n’ai heureusement aucun problème avec ma famille. J’ai beaucoup de chance. Mes parents ne m’ont jamais fait une seule remarque sur ma façon de vivre, d’aimer. Je les aime pour ça.

— C’est souvent rude une rupture et tu en auras des épreuves beaucoup plus dure demain. Mais l’essentiel tu l’as en toi.

— Qu’est-ce que j’ai en moi ?

— L’équilibre. Si je comprends bien tes parents sont là pour te soutenir quoique tu choisis de faire et d’être. Peu importe les difficultés de la vie. Tu as de la chance. Que font t’ils ?

— Je suis fille unique. Mes parents sont paysans, dans une ferme à côté d’Ales, en Ardèche.

— Ça doit être sympa par là-bas ?

— J’espère que j’aurai l’occasion de t’y inviter. C’est fou ! Nous nous connaissons à peine et de parler avec toi est réconfortant.

— Parce que je t’aime.

— Idem, répond-elle en déposant un baisé sur sa bouche.

— Nous formons un sacré trio !

— Je vous aime tous les deux. Peut-être que ça te dérange de partager ?

— Heu ! je ne sais pas, je n’y ai jamais trop réfléchi. Notre relation est toute nouvelle. Je ne veux pas que Bilitis le prenne mal.

— Je crois qu’elle est aussi folle que moi.

— Oh punaise ! J’ai rencontré deux Lola. J’ai intérêt de me remettre au sport, rit-il.

— Calme toi ! Ce n’est qu’une relation amicale entre nous-deux, dit-elle avec un clin d’œil. Ma vie sexuelle est avec elle.

— Tant mieux. Cependant, je n’ai pas envie d’être jeté comme une serpillière une fois qu’on aura plus besoin de moi.

— J’ai envie de te dire que pour le moment, en a peine vingt-quatre heure, nous sommes sur la même longueur d’onde. C’est étonnant, mais moi je crois au coup de foudre, aux alter ego, au karma. Je crois aussi aux contes de fée et aux histoires de princesse. Tu vas peut-être te foutre de moi, mais j’adore les films sentimentaux.

— Moi aussi. Les films d’horreur et de policiers ne m’intéressent pas. Je raffole de films qui parle de société, des gens au quotidien. Il m’arrive de pleurer devant un film. Et de me branler devant un porno, plaisante-t-il.

Ils éclatent de rire.

— J’en étais sûr. Moi aussi je regarde du porno, j’ai certaines préférences que je te dirais plus tard. C’est un peu gênant. Et nous ne sommes pas encore assez intimes pour que je te dise ce genre de chose. Je n’en ai parler à personne. Même pas à mon ex… Mais, il est déjà moins le quart. Il faut aller en cours.

— Oh, tu as raison, dit Luc en regardant son portable.

— Finalement je me sens fatigué maintenant, dit-elle en baillant à grande bouche. Elle a la chance, ma Bilitis de pouvoir dormir ce matin.

— Elle ne travaille pas aujourd’hui ?

— C’est la semaine de rentrée, le calendrier de son boulot est encore incertain. Je crois qu’elle partage l’infirmerie avec une autre personne. Elle viendra me chercher à midi. Oh la la ! Je suis impatiente de la toucher, sautille-t-elle sur place.

— Tu ne m’étonnes pas. Nous serons vite l’heure de midi.

(photographie du net)

2 commentaires

  1. Coucou Luc,
    Waouh c’est très excitant ! Je me suis imaginée au café… Humm j en suis toute retournée, il n’y a pas que Lola qui a mouillée… 😏🤭
    Bises 😘
    Olivia 🌸💋

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *